René Descartes

Travail effectué dans le cadre du cours d »option histoire de Monsieur Campolini:

« Depuis la Renaissance, les savants redécouvrent les savoirs antiques, mais, aux XVIe et XVIIe siècle, ils se mettent progressivement à développer de nouvelles connaissances. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de nouveaux instruments d’observation et de mesure sont inventés et de nouvelles façons d’aborder les sciences sont privilégiées. Cet esprit scientifique, fort de ses nouvelles représentations du monde et de ses nouvelles méthodes d’investigation va connaître, au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, de nouveaux modes d’organisation. Ce travail a pour objectif de permettre de découvrir l’un ou l’autre acteur qui a participé au développement de ce nouvel esprit scientifique. »

Bonjour à tous nos lecteurs, j’ai l’honneur d’être aujourd’hui au côté de René Descartes, grand mathématicien et philosophe.

Maxime : Comment allez-vous Monsieur Descartes ?
René Descartes : Très bien et vous ?

M : Ça va bien merci. Pour commencer, vous me confirmez que vous êtes né chez vos grands-parents à La Haye ?
R.D. : Exactement, tout comme mes frères et sœurs.

M : Pouvez-vous nous raconter brièvement votre enfance ?
R.D. : Malheureusement, ma mère décède 13 mois et demi après ma naissance, quelques jours seulement après la naissance du dernier de mes frères qui lui non plus ne survivra pas. Je suis donc élevé par ma grand-mère, mon père et ma nourrice. Mon père me surnommait “Le petit philosophe” car je posais sans cesse des questions. Je ne devais pas aller à l’école le matin car j’avais une santé considérée comme fragile mais mon  père disait que j’avais des dons intellectuels précoces. 

M : Vous n’êtes donc jamais allé à l’école ?
R.D. : Je suis finalement entré au Collège royal Henri-le-Grand à l’âge de 11 ans, ce qui est considéré comme un âge très avancé pour entrer à l’école. 

M : D’ailleurs vous critiquez vos études dans votre ouvrage, le « Discours de la méthode ». Quel était votre but en publiant cet ouvrage ?
R.D. : J’ai souvent critiqué mes études car je les trouvais fort impropres et   incohérentes à la bonne conduite de la raison. Je voulais élaborer une méthode que je voulais universelle, une science universelle. Je voulais étendre la certitude mathématique à tous les savoirs. J’y explique aussi comment bien conduire sa raison.

M : Vous êtes considéré d’ailleurs comme un géant des mathématiques.  Sans rentrer dans les détails complexes, pouvez-vous nous expliquer ce que vous avez découvert ?
R.D. : Vous savez, ce n’est pas très complexe. J’ai « créé » ce que j’appelle la « géométrie analytique ». Pour l’expliquer vulgairement, j’ai été le premier à mettre en relation les calculs mathématiques et la géométrie des plans. J’ai aussi décidé de remplacer les valeurs inconnues par des lettres.

M : Excusez-moi de vous couper mais beaucoup de nos lecteurs se demandent d’où vous est venu l’idée de remplacer ces valeurs par des lettres ?
R.D. : Ce n’est pas moi qui ai eu cette idée en premier, cela vient de François Viete*, un autre mathématicien. J’ai repris sa façon de noter et je l’ai rendue publique dans mon ouvrage le « Discours de la méthode ». 

M : Et, mises à part les mathématiques, ne vous êtes-vous pas démarqué dans un autre domaine ?
R.D. : En science, j’ai pris part à la naissance de l’optique géométrique. C’est une branche de l’optique mais, je vous l’accorde, c’est un peu trop complexe pour vous l’expliquer simplement. J’ai aussi généralisé une des grandes découvertes de Galilée, le principe d’inertie.

M : En parlant de Galilée, sa condamnation en 1633 suite à la publication de son ouvrage a-t-elle eu un impact sur vous ?
R.D. : Oui ! Par prudence, j’ai décidé de repousser la sortie de mon ouvrage « Traité du monde et de la Lumière » qui est favorable au modèle héliocentrique de Galilée. 

M : Avant de nous quitter, une dernière question : espérez-vous avoir un impact sur les générations à venir ?
R.D. : J’espère laisser une trace dans la philosophie et les mathématiques, j’espère que les futures générations garderont ma façon d’exprimer les inconnues. J’aimerais que dans plusieurs années, les élèves étudient mes découvertes notamment en mathématiques sur la géométrie analytique par exemple.

Merci d’avoir répondu à mes questions, c’était un honneur de nous avoir parmi nous aujourd’hui. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle interview.

Maxime

*François Viete (1540-1603)

 

Sources :